Accueil du site Le Gag-web
 

Pic de Serrere 2921m

Val de Ransol Andorre
Article publié le jeudi 21 mai 2015.


Départ de Pamiers sous un ciel gris chargé. Ca ne s’améliore pas en passant le tunnel de Foix. Et puis... Et puis... A partir des Cabanes, le gris s’éclaircie avec de timides teintes bleutées. Et enfin, après l’Hospitalet-près-l’Andorre, dans les lacets qui mène au Pas-de-la-Case, la brume se dissipe pour faire apparaître le bleu du ciel frais et brillant de lumière. On emprunte le tunnel et on file vers la vallée de Ransol. Des restes d’avalanches nous font passer entre des amas de branchages. Enfin la route s’arrête quand elle n’est plus dégagée. On s’équipe : on ? Manu, Nicolas, François, Jean-François, Bruno, Christian et Pierre, votre narrateur.

Incontournable test d’arva pour la sécurité de tous. En voici la procédure : Christian part une trentaine de mètres devant le groupe ; son arva est en position émettrice. Tous les autres ont leur arva en position réceptrice. Ainsi chacun peut vérifier que son arva indique une visée en direction de Christian. Une fois ce premier exercice effectué, nous passons chacun à tour de rôle devant Christian avec notre arva en position émettrice tandis que lui a mis son arva en position réceptrice. Christian vérifie ainsi que son arva fonctionne en position réceptrice (comme nous précédemment) et que nous avons tous par la même occasion notre arva en position émettrice. Après que le dernier d’entres-nous soit passé devant Christian, il n’a plus qu’à positionner son arva en position émettrice. Nous sommes désormais tous en position émettrice ; la randonnée proprement dite peut commencer !...

L’itinéraire s’élève en pente douce. De fortes rafales de vent nous font parfois baisser la tête, nous laissant un peu méfiant pour la suite de la course. Nous gravissons un goulet surnommé « El Tubo » par les andorrans ; les couteaux sont de mises (nous ne les quitterons plus). Puis la pente s’adoucit, on traverse un vallon qui mène à une seconde pente soutenue débouchant sur un col. Le soleil brille et le vent s’est atténué. Depuis le col nous apercevons la crête Sud sommitale ; nous la gravissons crampons aux pieds, ski sur le sac à dos et bâtons à la main.

Serrère ! 2921m - Pas de vent, un peu de brise. Tout autour, c’est un océan de sommets qui surgit. Les sommets sont accrochés par de jolis nuages blancs mais au-dessus le ciel est tout bleu. A l’Ouest on peut distinguer une partie du massif de la Maladeta.

Après un petit casse-croûte bavard, le moment de la descente arrive !... Crampons, peaux et couteaux sont rangés dans le sac ; les fixations sont en position descente. Nous skions la crête sommitale sur quelques virages, avant de nous engager dans un beau couloir qui plonge plein Est. La neige est dure, la pente avoisine les 40°, la prudence s’impose ; mais les skis accrochent bien et les virages s’enchainent. Plus bas je m’arrête un peu sur le côté pour prendre mes collègues en photos ; ils m’envoient une pluie de petites boules de neige dure qui roulent, volent en une agréable sonorité apportant ainsi une petite ambiance de ski extrême. Plus bas la pente s’élargit et s’adoucit permettant de lâcher les virages. Il fait grand beau ; nous échangeons nos impressions en contemplant le Serrère et le couloir descendu. De nouveau, un goulet nous tend sa belle pente ; puis un replat où le manteau neigeux a été bosselé par le vent. On s’engage dans le goulet « El Tubo » gravit le matin. Entre-temps la neige s’est transformée. La descente se termine agréablement sur les pentes douces, dans une neige préservée, au milieu des conifères.

A plus haut, à + beau dans les Pyrénées ! photos Pierre Godechoul


Répondre à cet article

Forum de l'article